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Centre de Recherches
Pétrographiques et Géochimiques |
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| Stardust est une
mission spatiale de la NASA qui a ramené sur Terre des
échantillons de poussières d'une comète
(Wild-2) |
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Le but de cette mission est de disposer d'un échantillon
de matière cométaire, or les comètes sont
des fossiles de la matière à partir de laquelle
se sont formés les planètes et le Soleil. Ces comètes,
formées il y a 4.6 milliards d'années, sont actuellement
aux confins du système solaire et comme Wild-2 sont restées
intactes, leur matière conservant leur caractère
originel sans transformation due à la chaleur ou à
la gravité. |
| Stardust a
décollé en 1999,
elle a atteint son objectif 5 ans plus tard après un périple
de 390 millions de kilomètres. Le 2 janvier 2004, après
trois révolutions autour du Soleil, Stardust coupe l'orbite
de Wild-2 ("caillou" glacé de 5km de long à
la surface cratérisée) et traverse la queue de
la comète qui s'étend sur plus de 100 000km, constituée
de poussières et de gaz produits par la chaleur dégagée
par le Soleil. Le dimanche 15 janvier 2006 à 11h12 (heure
française) la capsule s'est posée en plein désert
de l'Utah sans aucun problème. Cette mission parfaitement
réussie va pouvoir livrer les quelques milligrammes de
poussières cométaires récoltés. |

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| Les précieux
grains cométaires ont été capturés
dans un aérogel,
un gel de silice, que l'on pourrait comparer à un réseau
solide de toiles d'araignées en 3 dimensions. On espère
que l'impact lors de leur capture ne les aura pas cassé
en de multiples petits fragments et que leur vitesse de pénétration
dans l'aérogel (plus de 6km/s) ne les aura pas fait fondre
ni se volatiliser. Aux dernières nouvelles, il semble
que les grains soient nombreux et plus gros que ce que les plus
optimistes pouvaient espérer. Le premier travail sera
donc un travail de récupération de grains de très
petite taille (de quelques microns à une centaine de microns
pour les plus gros) avec des micro-manipulateurs dans des salles
'blanches' extrêmement propres créées spécialement
pour le retour de cette mission.Les grains sortis de leur prison
de gel de silice seront livrés à la vingtaine d'équipes
et de laboratoires retenus par la NASA. |
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Le CRPG et ses équipes
autour de la sonde ionique et des spectromètres spécialisés
'gaz rares' fait partie des sept laboratoires français
sélectionnés.
On retrouve, entre autres, le Muséum National d'Histoire
Naturelle de Paris et sa NanoSims, les équipes du synchrotron
européen de Grenoble et également l'Institut d'Astrophysique
Spatiale d'Orsay. De toutes
ces techniques d'analyses différentes et complémentaires,
les chercheurs espèrent trouver des réponses à
des questions telles que : comment et où sont nées
les comètes ? leurs matières organiques ont-elles
pu contribuer à l'apparition de la vie ? comment apparaissent
les premiers grains dans le système solaire ? comment
se sont formées les planètes du Système
solaire et à quelle vitesse ? Les
comètes sont un peu le chaînon manquant entre le
système solaire jeune et le milieu interstellaire qui
a fourni aux planètes et au Soleil la matière de
base. Elles doivent contenir à la fois des molécules
primordiales et des molécules modifiées par les
réactions près de notre étoile. Et il va
falloir maintenant identifier les deux origines.
Tous les problèmes sur
la formation des comètes et leur action vis-à-vis
de la Terre ne seront pas résolus avec le retour de cette
seule mission Stardust. Il faut intégrer les données
des téléscopes spatiaux et des missions passées
(Giotto en 1986 a survolé la comète de Halley,
le choc entre Temple-1 et la sonde américaine Deep-Impact)
et espérer en un retour productif de la sonde européenne
Rosetta, partie en mars 2004 et qui doit orbiter autour de la
comète Churyumov-Guerassimenko en 2014 pour y déposer
un robot.
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D'ici peu au
CRPG, le groupe de recherche
travaillant sur la sonde ionique sous la responsabilité
scientifique de Marc Chaussidon aura à mesurer la composition
isotopique de l'oxygène des grains cométaires.
L'équipe spécialisée dans l'étude
des gaz rares sous la responsabilité de Bernard Marty
s'intéressera à la composition isotopique de l'azote. |
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